Le Prophète (saw) a dit « À toute chose une Zakât (aumône purificatrice), celle du corps est le jeûne » et « Jeûnez, vous serez en bonne santé ».

Hormis son caractère religieux, le jeûne est excellent pour la santé ; en effet, il présente de nombreux bienfaits physiques et psychologiques. Tour d’horizon des principaux effets bénéfiques du jeûne sur notre organisme.

  • un repos du système digestif

Le jeûne permet d’assainir les intestins et régénère l’estomac.

L’abstinence observée de l’aube au coucher du soleil repose l’appareil digestif et le foie en particulier. La flore intestinale est régénérée.

  • purification du corps des toxines

Ainsi, le jeûne permet à l’organisme de se reposer pour se purifier. Le corps humain est nettoyé des vieilles cellules, des graisses, des déchets et des toxines accumulés durant l’année par son alimentation et son activité.

La faim et la soif, engendrées par le jeûne, provoquent généralement la sécrétion d’acides de différentes glandes ; ces acides vont détruire de nombreux germes porteurs de maladies et réactiver d’autres glandes dont le bon fonctionnement est mis en veilleuse en raison d’un système d’alimentation trop riche et inadapté. En d’autres termes, jeûner permet de réhabiliter la fonction du mécanisme naturel déclenchant la sensation de faim et de soif réelles dont le mécanisme a été altéré par des habitudes alimentaires répondant plus à des caprices gastronomiques qu’aux besoins effectifs du corps.

Par exemple, l’effet de l’acide chlorhydrique et de la bile qui continuent de se répandre dans le tube digestif n’est pas amoindri par l’effet tampon et l’action absorbante des aliments. Ces substances détruisent ainsi une multitude de germes parasites et nocifs, et nettoient les parois intestinales en les débarrassant des cellules mortes.

  • pureté du cerveau

Améliore la forme physique et intellectuelle.

  • régénération du corps et du sang

Le jeûne permet également de rajeunir la peau, fortifier les dents, renforcer la chevelure, d’apaiser les sens, accroître la concentration, etc…

  • réduction du poids

Bien respectée, le jeûne permet une légère perte de poids (de 5 à 10%). En effet, jeûner provoque la diminution du taux de sucre dans le sang. Le corps va par conséquent puiser dans les réserves : le glycogène emmagasiné dans le foie et les muscles ainsi que les corps lipidiques stockés dans la graisse sont transformés en énergie pour assurer le bon fonctionnement des cellules (réactions de glycogénolyse).

Ce point est cependant à prendre avec des pincettes, car une rupture de jeûne avec des aliments trop gras ou trop sucrés peut entraîner à la longue une prise de poids, alors même que la personne à l’impression de très peu s’alimenter (sensation de faim dans la journée).

  • lutte contre certaines pathologies métaboliques

Les bienfaits du jeûne ont été prouvés par plusieurs études physiologiques. On observe notamment une chute du taux de cholestérol dans le sang, ce qui réduit considérablement les risques d’accidents cardio et cérébro-vasculaires et prévient l’apparition de l’hypertension ; une diminution des triglycérides ; lutte contre le diabète.

Lorsque les pathologies sont causées par la toxémie, induite par les habitudes de vie inadéquates ou le surmenage, le corps peut se régénérer grâce au jeûne. S’il s’agit de maladies génétiques transmises par l’hérédité, le jeûne n’est pas aussi efficace. Précisons cependant qu’on peut prévenir une faiblesse héréditaire par le jeûne. Une faiblesse héréditaire n’est pas inéluctable; elle se manifeste dans un organe ou un tissu moins résistant, qui se dérègle en premier lorsque l’organisme atteint un certain degré de toxémie. En évitant ce seuil de toxémie pathogène, on évite la manifestation de la faiblesse héréditaire.

  • autres bienfaits du jeûne

D’après une récente étude, la privation de nourriture permettrait de rallonger la durée de vie de souris atteintes de cancers. Des résultats très prometteurs, que les scientifiques espèrent pouvoir appliquer chez l’homme. En effet, d’après les travaux de Valter Longo, Professeur de gérontologie et de biologie, et son équipe de l’Université de Californie du Sud ; publiés dans la revue Science Translational Medicine ; de courtes périodes de jeûnes limitent la propagation de certains types de cancers chez la souris. Ainsi, associée à une chimiothérapie, la diète augmente l’efficacité du traitement et utilisé seul, le jeûne est parfois aussi efficace qu’une chimiothérapie. Des essais cliniques similaires sur l’homme ont d’ores et déjà été entrepris.

Des études scientifiques, telles que celles du Professeur Isaac Jennings au XIXème siècle, ou encore celles, plus récentes, du Professeur Herbert Shelton démontrent les bienfaits du jeûne. Une thérapie qui pourrait soigner l’inflammation de l’intestin, l’hypertension, certaines maladies pulmonaires, et bien évidemment les problèmes de surpoids. Il est même reconnu que la pratique d’un jeûne, soignerait des maux liés à l’estomac et l’intestin, de par ses facultés à épurer le corps.

Le docteur Joël Fuhmann a mis en avant dans son ouvrage « Jeûner et manger pour sa santé » les vertus du jeûne pour lutter contre la dépression. Il explique notamment les nombreuses vertus du jeûne concernant les problèmes psychiques. Ainsi, le jeûne contribuerait à améliorer le fonctionnement du corps, y compris du cerveau, à soulager des névroses, à diminuer l’anxiété, le stress et même la dépression.

Pour profiter pleinement de ces bienfaits, il faut boire beaucoup d’eau, et surtout ne pas se jeter sur la nourriture. Le jeûne, c’est aussi apprendre à manger tranquillement, avec sa raison et non plus avec un sentiment d’affamé.

De plus, retrouver un équilibre corporel facilite les actes de dévotion et permet d’atteindre une stabilité morale et spirituelle.

En définitive, jeûner le mois de Ramadan est un excellent moyen de maintenir son bien-être.

Cependant, pour bénéficier au maximum des bienfaits de cette diète diurne, il est nécessaire de limiter la quantité d’alimentes absorbés lors de la rupture du jeûne. Rappelons que le Prophète (saw) a dit « Le fils d’Adam n’a jamais rempli un récipient pire que son ventre. Quelques bouchées suffisent à maintenir ses forces. S’il en décide autrement, qu’il consacre un tiers [de son estomac] à la nourriture, un tiers à la boisson et un tiers à l’air ».

Les effets de cette diète diurne s’observent à la fois sur les plans physique et psychologique.

Notons cependant que le jeûne s’adresse néanmoins à des personnes en bonne santé afin de prévenir les éventuels dysfonctionnements physiologiques. Il est important de mentionner que dans certains cas, le jeûne n’est pas conseillé. Car de par sa faculté de mettre en mouvement les métabolites stagnants, il pourrait favoriser des maux inopportuns à la bonne marche de l’épuration du corps. Pour tout malade qui désire jeûner, une consultation avant, pendant et après le Ramadan s’avère indispensable

 

 

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By Nabil Ennasri

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