Le sacrifice d’Abraham

L’Aïd-El-Kebir, ou “grande fête”, commémore l’histoire bien connue du sacrifice d’Abraham. On l’appelle d’ailleurs aussi “Aïd El Adha”, ce qui signifie “fête du sacrifice”. Cette histoire est commune à la fois aux Musulmans, aux Juifs et aux Chrétiens puisqu’on la trouve également racontée dans l’Ancien Testament. Elle raconte que Dieu, pour éprouver la foi d’Ibrahim (Abraham), lui demanda de sacrifier son jeune fils. Abraham, la mort dans l’âme, allait obéir et égorger son fils, lorsque Dieu arrêta sa main et, pour le remercier de sa loyauté et de son obéissance, lui demanda de sacrifier plutôt un mouton à la place. C’est donc en souvenir de ce sacrifice que les Musulmans ont coutume d’égorger un mouton le jour de l’Aïd-El-Kebir.

Isaac ou Ismaël ?

Abraham avait deux fils. Le premier né, Ismaël, était né de son union avec Agar, la servante de son épouse Sarah qui était alors stérile. Son deuxième fils, Isaac, est né de son union avec son épouse, Sarah, devenue féconde. Selon la tradition judaïque et chrétienne, c’est Isaac qui est concerné par le sacrifice demandé à Abraham, alors que d’après la tradition musulmane c’est plutôt Ismaël.

Sacrifice et partage

La pratique du sacrifice n’est pas toujours aisée, et il est utile de savoir qu’elle n’est pas obligatoire mais peut être remplacée par la pratique de l’offrande et du don. D’ailleurs, la fête de l’Aïd-El-Kebir est une fête dédiée au partage et aux réjouissances familiales et entre amis. Il est donc logique qu’elle donne l’occasion de dons charitables. Dans le même esprit, les familles ayant eu la possibilité de sacrifier un mouton donneront également une grande partie de la viande ainsi obtenue.

 

Lien vers le site

Leave a Reply